DPO PARTAGE
Pas de résultat
Voir tous les résultats
  • Se connecter
  • Accueil
    • Tous
    • Droit à l'effacement
    • droit à l'image
    • Droit à l'oubli
    • Droit à la limitation
    • Droit d'accès
    • Droit d'opposition
    • Droit de rectification
    exercer droit d'accès free

    Droit d’accès RGPD en contexte prud’homal : stratégie, méthodologie

    Demande de données par la gendarmerie

    Demande de données par la gendarmerie : faut-il répondre à un simple email ?

    consentement des salariés pour utiliser leur photo

    Faut-il demander le consentement des salariés pour utiliser leur photo en interne ? Un mythe à déconstruire.

    agenda Outlook d’un ancien salarié

    L’agenda Outlook d’un ancien salarié est-il communicable au titre du droit d’accès ?

    Caméras augmentées aux caisses automatiques

    Caméras augmentées aux caisses automatiques : entre prévention des pertes et protection de la vie privée

    Gestion de l’exercice des droits des personnes filmées

    Gestion de l’exercice des droits des personnes filmées : comment répondre efficacement aux demandes d’accès aux images ?

    Google répond à Criteo Index Exchange

    Privacy Sandbox : Google contre-attaque, mais Index Exchange enfonce le clou

    consentement et le contrat de cession de droit à l'image

    Comprendre la demande de consentement et le contrat de cession de droit à l’image

    Retrait de consentement à l'utilisation de l'image

    Retrait de consentement à l’utilisation de l’image : défis et solutions

  • Cybersécurité
    • Tous
    • Cyberattaque
    • phishing ou hameçonnage
    • Sécurité
    • SIIV
    CEGEDIM fuite de données

    Cegedim : anatomie de la plus grave fuite de données médicales jamais documentée en France

    Fuite de données IDMerit

    Fuite de données IDMerit : 53 millions de Français exposés dans l’une des plus grandes violations de données KYC de l’histoire

    Demande de données par la gendarmerie

    Fausse convocation de la « Brigade de protection des Mineurs » : anatomie d’une arnaque bien rodée

    droit d'accès FICOBA

    Piratage du Ficoba : 1,2 million de comptes bancaires français espionnés par un intrus depuis janvier

    European NIS 2 directive

    NIS 2 et SPST : le DPO au cœur de la chaîne d’alerte

    Sensibilisation RGPD SPST

    SPST et données de santé au travail : la cible cyber que personne ne surveille

    Fuite de données France 2025

    Free + France Travail + Bouygues + Urssaf = votre identité complète sur le dark web. Le RGPD a échoué.

    Arnaques Vinted guide complet

    Arnaques Vinted : le guide complet de toutes les escroqueries qui sévissent en 2026

    incident de sécurité Mixpanel

    Incident de sécurité Mixpanel : un signal fort sur la gestion des sous-traitants et la protection des métadonnées

  • Votre conformité RGPD (Tarifs)
  • Secteurs d’activité
    • Tous
    • Association Alumni
    • Assurance et assimilé
    • Avocat
    • Collectivité territoriale
    • Commissaire aux comptes
    • Communes / Mairies
    • CSE et RGPD
    • ecommerce
    • expert comptable
    • Marketing
    • Officines Pharmaceutiques
    • Ressource humaine
    • Ségur numérique
    • Services Sociaux
    • Site Internet
    • SMMA
    • SPST
    • télétravail
    RGPD dans les SPST

    Enquête nationale RGPD dans les SPST : DPO FRANCE lance une première historique

    DPO mutualisé collectivités territoriales

    Conformité RGPD des communes : DPO FRANCE et ETATYS lancent un service DPO mutualisé collectivités territoriales

    conformité au RGPD au sein des CSE

    Fuite de données chez Espace CSE : les informations personnelles de milliers de salariés exposées sur le Dark Web

    dpo mairie

    Maire sortant et absence de DPO : quels risques encourus ?

    dpo secteur santé

    DPO mutualisé communes : économisez à plusieurs grâce à la mutualisation nationale DPO FRANCE

    European NIS 2 directive

    NIS 2 et SPST : le DPO au cœur de la chaîne d’alerte

  • Contact
Premium
S'INSCRIRE
  • Accueil
    • Tous
    • Droit à l'effacement
    • droit à l'image
    • Droit à l'oubli
    • Droit à la limitation
    • Droit d'accès
    • Droit d'opposition
    • Droit de rectification
    exercer droit d'accès free

    Droit d’accès RGPD en contexte prud’homal : stratégie, méthodologie

    Demande de données par la gendarmerie

    Demande de données par la gendarmerie : faut-il répondre à un simple email ?

    consentement des salariés pour utiliser leur photo

    Faut-il demander le consentement des salariés pour utiliser leur photo en interne ? Un mythe à déconstruire.

    agenda Outlook d’un ancien salarié

    L’agenda Outlook d’un ancien salarié est-il communicable au titre du droit d’accès ?

    Caméras augmentées aux caisses automatiques

    Caméras augmentées aux caisses automatiques : entre prévention des pertes et protection de la vie privée

    Gestion de l’exercice des droits des personnes filmées

    Gestion de l’exercice des droits des personnes filmées : comment répondre efficacement aux demandes d’accès aux images ?

    Google répond à Criteo Index Exchange

    Privacy Sandbox : Google contre-attaque, mais Index Exchange enfonce le clou

    consentement et le contrat de cession de droit à l'image

    Comprendre la demande de consentement et le contrat de cession de droit à l’image

    Retrait de consentement à l'utilisation de l'image

    Retrait de consentement à l’utilisation de l’image : défis et solutions

  • Cybersécurité
    • Tous
    • Cyberattaque
    • phishing ou hameçonnage
    • Sécurité
    • SIIV
    CEGEDIM fuite de données

    Cegedim : anatomie de la plus grave fuite de données médicales jamais documentée en France

    Fuite de données IDMerit

    Fuite de données IDMerit : 53 millions de Français exposés dans l’une des plus grandes violations de données KYC de l’histoire

    Demande de données par la gendarmerie

    Fausse convocation de la « Brigade de protection des Mineurs » : anatomie d’une arnaque bien rodée

    droit d'accès FICOBA

    Piratage du Ficoba : 1,2 million de comptes bancaires français espionnés par un intrus depuis janvier

    European NIS 2 directive

    NIS 2 et SPST : le DPO au cœur de la chaîne d’alerte

    Sensibilisation RGPD SPST

    SPST et données de santé au travail : la cible cyber que personne ne surveille

    Fuite de données France 2025

    Free + France Travail + Bouygues + Urssaf = votre identité complète sur le dark web. Le RGPD a échoué.

    Arnaques Vinted guide complet

    Arnaques Vinted : le guide complet de toutes les escroqueries qui sévissent en 2026

    incident de sécurité Mixpanel

    Incident de sécurité Mixpanel : un signal fort sur la gestion des sous-traitants et la protection des métadonnées

  • Votre conformité RGPD (Tarifs)
  • Secteurs d’activité
    • Tous
    • Association Alumni
    • Assurance et assimilé
    • Avocat
    • Collectivité territoriale
    • Commissaire aux comptes
    • Communes / Mairies
    • CSE et RGPD
    • ecommerce
    • expert comptable
    • Marketing
    • Officines Pharmaceutiques
    • Ressource humaine
    • Ségur numérique
    • Services Sociaux
    • Site Internet
    • SMMA
    • SPST
    • télétravail
    RGPD dans les SPST

    Enquête nationale RGPD dans les SPST : DPO FRANCE lance une première historique

    DPO mutualisé collectivités territoriales

    Conformité RGPD des communes : DPO FRANCE et ETATYS lancent un service DPO mutualisé collectivités territoriales

    conformité au RGPD au sein des CSE

    Fuite de données chez Espace CSE : les informations personnelles de milliers de salariés exposées sur le Dark Web

    dpo mairie

    Maire sortant et absence de DPO : quels risques encourus ?

    dpo secteur santé

    DPO mutualisé communes : économisez à plusieurs grâce à la mutualisation nationale DPO FRANCE

    European NIS 2 directive

    NIS 2 et SPST : le DPO au cœur de la chaîne d’alerte

  • Contact
Pas de résultat
Voir tous les résultats
DPO PARTAGE
Pas de résultat
Voir tous les résultats
Accueil Actualités et DPO externalisé

RGPD et diffusion des dossiers EPSTEIN

Laurent de Cavel - DPO Par Laurent de Cavel - DPO
14 février 2026
dans Actualités et DPO externalisé
Temps de lecture : 9 minutes
0
RGPD et diffusion des dossiers EPSTEIN

RGPD et diffusion des dossiers EPSTEIN

Sommaire

Toggle
  • Nature des données diffusées
  • Un tel scénario serait-il possible en France ?
    • Le cadre légal français et européen
    • Le secret de l’instruction et la présomption d’innocence
  • Les sanctions auxquelles l’État français s’exposerait
  • Google et les moteurs de recherche : des responsables sanctionnables ?
    • La jurisprudence Google Spain
    • Le droit au déréférencement (droit à l’oubli)
    • L’application extraterritoriale du RGPD
  • Peut-on sanctionner le Ministère de la Justice américain ?
  • Les limites du RGPD révélées par cette affaire
    • L’impuissance face aux États tiers
    • Le paradoxe de l’intermédiaire
    • Le conflit de normes
    • L’asymétrie des systèmes juridiques
    • La fragilité du Data Privacy Framework

Le 30 janvier 2026, le Département de la Justice américain (DOJ) a rendu publics plus de 3,5 millions de pages de documents, 180 000 images et 2 000 vidéos issus des enquêtes fédérales relatives à Jeffrey Epstein. Cette diffusion massive, fondée sur l’Epstein Files Transparency Act signé par le président Trump le 19 novembre 2025, constitue un acte de transparence inédit dans l’histoire judiciaire américaine.

A lire aussi sur DPO PARTAGE

RGPD : le guide complet pour les entreprises en 2026

DPO externe pour startup : conformité RGPD dès le jour 1

DPO externe pour association : obligations et mise en place

Le présent article ne porte aucun jugement sur le bien-fondé de cette diffusion et ne s’intéresse pas au contenu des dossiers eux-mêmes. Notre analyse se concentre exclusivement sur la légalité de cette diffusion au regard du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), règlement européen qui constitue le cadre de référence en matière de protection des données à caractère personnel en Europe, c’est une etude de cas.

La question est simple : une telle diffusion serait-elle possible en France ou en Europe ? Et si elle ne l’est pas, quelles sanctions pourraient être encourues ?

Nature des données diffusées

Sans entrer dans le détail du contenu, il convient de qualifier les données diffusées au sens du RGPD. Les documents rendus publics par le DOJ comprennent des catégories de données extrêmement sensibles au regard de la réglementation européenne :

  • Données d’identité : noms, prénoms, photographies de personnes identifiées ou identifiables (article 4 du RGPD)
  • Données relatives aux infractions pénales : procès-verbaux d’audition, rapports d’enquête, témoignages de victimes (article 10 du RGPD)
  • Données sensibles : données relatives à la vie sexuelle et à l’orientation sexuelle (article 9 du RGPD)
  • Données de localisation : registres de vols, itinéraires, journaux de visites
  • Données de communication : courriels, messages, carnets d’adresses
  • Images et vidéos : 180 000 images et 2 000 vidéos, certaines pouvant constituer des données biométriques

En droit européen, la quasi-totalité de ces données bénéficie d’une protection renforcée. Les données relatives aux infractions pénales (article 10) et les données sensibles (article 9) ne peuvent être traitées que dans des conditions très strictes, et leur diffusion publique et massive poserait d’importants problèmes de conformité.

Un tel scénario serait-il possible en France ?

Le cadre légal français et européen

La réponse est claire : une diffusion de cette ampleur serait très difficilement envisageable en France, et ce pour plusieurs raisons cumulatives :

L’article 10 du RGPD dispose que le traitement des données relatives aux condamnations pénales et aux infractions « ne peut être effectué que sous le contrôle de l’autorité publique ». Même sous ce contrôle, un registre complet des condamnations ne peut être tenu que par l’autorité publique elle-même. La diffusion massive et publique de tels documents dépasserait largement ce cadre.

L’article 9 du RGPD interdit par principe le traitement des données relatives à la vie sexuelle. Les exceptions sont limitées : consentement explicite, motifs d’intérêt public important, procédure judiciaire. Aucune de ces exceptions ne couvre une diffusion publique de masse.

L’article 5 du RGPD impose les principes de minimisation des données et de limitation des finalités. La diffusion de 3,5 millions de pages au public, incluant des données de personnes non concernées par les infractions reprochées, contreviendrait manifestement au principe de proportionnalité.

L’article 6 du RGPD exige une base légale pour tout traitement. Même si le législateur français adoptait une loi similaire à l’Epstein Files Transparency Act, cette loi devrait respecter l’article 6§§3 du RGPD, qui impose que la base légale poursuive un « objectif d’intérêt public » et soit « proportionnée à l’objectif légitime poursuivi ». L’ampleur de la diffusion américaine dépasserait très probablement ce test de proportionnalité.

Le secret de l’instruction et la présomption d’innocence

Au-delà du RGPD, le droit français ajoute des couches de protection supplémentaires. L’article 11 du Code de procédure pénale consacre le secret de l’instruction, qui interdit la divulgation des pièces d’une enquête en cours ou clôturée. La diffusion de procès-verbaux d’audition, de rapports d’enquête du FBI ou de témoignages de victimes serait impensable en France, indépendamment même du RGPD.

De plus, la présomption d’innocence (article 9-1 du Code civil) protège les personnes citées dans des documents judiciaires. La diffusion massive de noms associés à une enquête criminelle, sans condamnation judiciaire, pourrait constituer une atteinte à ce droit fondamental.

Les sanctions auxquelles l’État français s’exposerait

Si l’État français procédait à une diffusion similaire, les sanctions pourraient être considérables :

Type de sanction Détail
Sanction administrative CNIL Jusqu’à 20 millions d’euros pour les organismes publics ne réalisant pas de chiffre d’affaires (article 83 du RGPD). Pour un organisme privé, jusqu’à 4 % du CA annuel mondial.
Injonction de la CNIL Mise en demeure de cesser la diffusion, assortie d’astreintes pouvant atteindre 100 000 € par jour de retard.
Actions en justice individuelles Chaque personne concernée pourrait agir en réparation du préjudice subi devant les juridictions compétentes (article 82 du RGPD). Actions de groupe également possibles.
Sanctions pénales L’article 226-16 du Code pénal prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende pour traitement illicite de données personnelles.
Recours européens Possibilité de saisine de la CJUE et de la Cour européenne des droits de l’homme (article 8 de la CEDH – droit au respect de la vie privée).

 

Google et les moteurs de recherche : des responsables sanctionnables ?

La question de la responsabilité de Google et des autres moteurs de recherche est particulièrement intéressante. En indexant et rendant accessibles les documents Epstein, ces plateformes effectuent un traitement de données à caractère personnel au sens de l’article 4 du RGPD.

La jurisprudence Google Spain

La Cour de Justice de l’Union Européenne a établi dans son arrêt Google Spain (13 mai 2014, C-131/12) que l’exploitant d’un moteur de recherche est un responsable de traitement au sens du RGPD. L’indexation, le stockage et la mise à disposition de données personnelles constituent un traitement autonome, indépendant de celui réalisé par l’éditeur du site source.

Concrètement, cela signifie que Google pourrait être sanctionné par la CNIL ou toute autorité européenne de protection des données pour :

  • L’indexation de noms et photographies de personnes identifiables dans les documents Epstein
  • L’indexation d’images contenant des données sensibles
  • Le refus de procéder au déréférencement demandé par les personnes concernées
  • L’absence de mesures proactives pour limiter la diffusion de données manifestement illicites au sens du RGPD

Le droit au déréférencement (droit à l’oubli)

L’article 17 du RGPD consacre le droit à l’effacement. Toute personne citée dans les documents Epstein et résidant en Europe pourrait demander à Google de déréférencer les pages la concernant. En cas de refus, la CNIL pourrait intervenir et sanctionner le moteur de recherche.

Rappelons que la CNIL a déjà démontré sa capacité à sanctionner Google de manière significative : 50 millions d’euros en 2019, 150 millions en 2021, et 325 millions d’euros en septembre 2025. Au total, la CNIL a infligé près de 487 millions d’euros d’amendes en 2025, un montant record.

L’application extraterritoriale du RGPD

L’article 3 du RGPD confère au règlement une portée extraterritoriale. Le RGPD s’applique dès lors que le traitement concerne des personnes se trouvant sur le territoire de l’Union européenne, quel que soit le lieu d’établissement du responsable de traitement. Cela signifie que même Google LLC, société américaine, est soumis au RGPD pour le traitement des données des résidents européens.

Peut-on sanctionner le Ministère de la Justice américain ?

La question est légitime mais la réponse est sans ambiguïté : non, en pratique. Et c’est là que le RGPD montre ses limites.

Théoriquement, l’article 3 du RGPD permettrait de considérer que le DOJ traite des données de citoyens européens. Des personnes de nationalité européenne apparaissent dans les documents (la Turquie, la Lituanie et d’autres pays ont déjà ouvert des enquêtes suite à ces révélations). Le RGPD pourrait donc s’appliquer.

Pratiquement, aucune autorité européenne de protection des données ne dispose des moyens de contraindre un ministère américain. Le DOJ n’a ni établissement en Europe, ni actifs saisissables sur le territoire européen. L’immunité souveraine des États constitue un obstacle juridique majeur. Les États-Unis ne sont pas partie au RGPD et ne reconnaîtraient aucune compétence à la CNIL ou au Comité européen de la protection des données (CEPD) pour sanctionner une administration fédérale américaine.

Les limites du RGPD révélées par cette affaire

L’affaire Epstein illustre avec une clarté saisissante les limites structurelles du RGPD :

L’impuissance face aux États tiers

Le RGPD est un règlement européen. Malgré sa vocation extraterritoriale, il ne peut s’imposer à des États souverains qui ne le reconnaissent pas. Quand le DOJ diffuse des données de citoyens européens, l’Europe est spectatrice impuissante. Aucun mécanisme du RGPD ne permet de contraindre un État tiers à respecter les droits des personnes concernées.

Le paradoxe de l’intermédiaire

Si le DOJ est hors d’atteinte, les intermédiaires européens ou opérant en Europe (Google, médias en ligne, réseaux sociaux) ne le sont pas. On aboutit à un paradoxe : l’émetteur de la donnée est insanctionnable, mais ses relais peuvent l’être. Google pourrait être sanctionné pour l’indexation de documents que le DOJ a pourtant lui-même rendus publics en toute légalité américaine.

Le conflit de normes

L’Epstein Files Transparency Act est une loi fédérale américaine, votée par le Congrès à une écrasante majorité (427 voix contre 1 à la Chambre des représentants, unanimité au Sénat). Cette loi oblige le DOJ à diffuser ces documents. Nous sommes donc face à un conflit direct entre une obligation légale américaine et les principes du RGPD, un scénario que le règlement européen n’a pas vocation à résoudre.

L’asymétrie des systèmes juridiques

Cette affaire révèle une asymétrie profonde. Les États-Unis disposent du Cloud Act, du FISA et désormais de l’Epstein Files Transparency Act : autant d’instruments de portée extraterritoriale qui s’imposent de facto au reste du monde. Le RGPD, malgré son ambition extraterritoriale, ne dispose pas de la même force de contrainte. L’Europe protège les données de ses citoyens sur son territoire, mais reste démunie quand ces données sont traitées par un État souverain en dehors de ses frontières.

La fragilité du Data Privacy Framework

La décision d’adéquation de la Commission européenne de juillet 2023 (Data Privacy Framework), qui permet les transferts de données vers les entreprises américaines certifiées, repose sur le décret présidentiel n° 14086 limitant l’accès des services de renseignement américains aux données européennes. La diffusion massive de données personnelles par le gouvernement américain lui-même pose la question de la pérennité de cet accord, déjà menacé après les invalidations successives du Safe Harbor (2015) et du Privacy Shield (2020).

 

Tweet240Partage67
Article précédent

La protection des données dans les monde : PANORAMA MONDIAL DES LOIS SUR LA PROTECTION DES DONNÉES

Article suivant

DPO SUITE enrichit sa plateforme avec un registre des délais de conservation

Laurent de Cavel - DPO

Laurent de Cavel - DPO

DPO EXTERNALISE - Disponible du Lundi au Samedi - Contactez nous au 01 83 64 42 98 ou par mail à contact@dpo-partage.fr DPO PARTAGE est le leader des DPO en données de santé et données sensibles. - Retrouvez-nous sur Google News - Membre DPO FRANCE

Related Articles

DPO FRANCE conformite RGPD
Actualités et DPO externalisé

RGPD : le guide complet pour les entreprises en 2026

5 mars 2026
RGPD DPO EXTERNE
Actualités et DPO externalisé

DPO externe pour startup : conformité RGPD dès le jour 1

28 février 2026
DPO Externe RGPD
Actualités et DPO externalisé

DPO externe pour association : obligations et mise en place

28 février 2026
DPO pour Organisme d'Accréditation
Actualités et DPO externalisé

DPO pour Organisme d’Accréditation : protéger les données de santé des médecins et des patients dans l’écosystème SIAM

27 février 2026
cyberattaque cloud
Actualités et DPO externalisé

Cyberattaques et fuites de données de l’État français

23 février 2026
sécurité email
Actualités et DPO externalisé

RGPD et emailing : les regles de la prospection par email

5 mars 2026
Article suivant
délais de conservation

DPO SUITE enrichit sa plateforme avec un registre des délais de conservation

Modèle Attestation de Conformité RGPD

Attestation de conformité RGPD : Le guide complet pour obtenir et comprendre votre attestation de conformité (2026)

DPO PARTAGE

Votre partenaire pilote de votre
conformité RGPD
  • - DPO Externalisé
  • - Audit Conformité RGPD
  • - Application Conformité RGPD
  • - Devis missions RGPD

Pour toute question
01 83 64 42 98.

Articles recommandés

Fraude à la Facture

Intelligence Artificielle : La Nouvelle Arme des Cybercriminels pour la Fraude à la Facture

4 janvier 2024
Violation de données chez 23andMe

Violation de données chez 23andMe : Un coup d’œil sur les risques liés à la génomique personnelle

28 décembre 2023
dpo secteur santé

Etat civil et RGPD : proteger les donnees personnelles dans les actes et registres

5 mars 2026

Articles populaires

  • droit d'accès FICOBA

    Piratage du Ficoba : 1,2 million de comptes bancaires français espionnés par un intrus depuis janvier

    1261 Partages
    Partage 504 Tweet 315
  • Pseudonymisation n’est pas anonymisation : le Conseil d’État confirme les sanctions CNIL contre le groupe Cegedim

    1172 Partages
    Partage 469 Tweet 293
  • Notification piratage Ficoba : comment reconnaître le vrai courrier de la DGFiP (et que faire ensuite)

    1169 Partages
    Partage 468 Tweet 292
  • Modèles d’autorisation de droit à l’image pour les entreprises : un guide essentiel

    14878 Partages
    Partage 5951 Tweet 3720
  • Arnaques Vinted : le guide complet de toutes les escroqueries qui sévissent en 2026

    1027 Partages
    Partage 411 Tweet 257
DPO PARTAGE DPO externalisé

DPO Partage se positionne comme un acteur clé dans le domaine de la protection des données personnelles, en offrant une gamme complète de services axés sur le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Notre structure fournit des informations régulières et pointues sur les dernières évolutions et exigences du RGPD, ce qui en fait une ressource précieuse pour les entreprises soucieuses de se conformer à la législation.

Faites appel à DPO PARTAGE pour votre conformité RGPD.
Contactez nous au 01 83 64 42 98
En savoir plus »

Articles récents

  • RGPD : le guide complet pour les entreprises en 2026
  • RGPD en 2025-2026 : sanctions records de la CNIL et nouvelles exigences de conformité
  • Enquête nationale RGPD dans les SPST : DPO FRANCE lance une première historique
  • Un parcours en ligne expérimental pour les fichiers d’incidents bancaires
  • AIPD et données de santé confiées à une IA : le résultat de l’analyse d’impact peut-il dispenser de consulter la CNIL ?

Catégories

  • Mentions Légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique cookies DPO Partagé
  • Nous contacter
  • Politique de cookies (UE)

© 2024 DPO PARTAGE - Pilote de votre conformité RGPD

Ravi de vous revoir"

Connectez-vous avec votre compte

Mot de passe oublié ?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter
Question ?

Question ?

Comment pouvons-nous vous aider ?

Être rappelé

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Voir une démo

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Demander un devis

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Demande envoyée !

Nous reviendrons vers vous très rapidement.

Une erreur est survenue

Veuillez réessayer ou nous contacter directement.

Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Pas de résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Cybersécurité
  • Votre conformité RGPD (Tarifs)
  • Secteurs d’activité
  • Contact

© 2024 DPO PARTAGE - Pilote de votre conformité RGPD