La cybercriminalité, cet hydre aux mille têtes, trouve désormais en France un nouvel adversaire de taille : l’Office anti-cybercriminalité (Ofac). Cette unité spéciale, créée fin 2023 et présentée ce vendredi à Nanterre, incarne la réponse concrète aux défis numériques croissants qui pèsent sur la sécurité nationale.
L’urgence de cette initiative se révèle dans des cas alarmants, comme celui récemment rapporté d’un adolescent, sur le point de commettre une tuerie dans un lycée, trahi par une photo postée en ligne. Cette situation critique, résolue grâce à une analyse « Osint », souligne l’importance vitale de l’Ofac dans la lutte contre des menaces toujours plus sophistiquées.
Dirigé par Nicolas Guidoux et Cécile Augeraud, l’Ofac fusionne deux entités précédentes pour une efficacité accrue. Sa mission ? Faire face à des fléaux comme les rançongiciels, qui ont frappé diverses institutions françaises, et anticiper les risques liés à des événements d’envergure comme les Jeux olympiques de Paris.
À l’ère de la cybercriminalité sans frontières, l’Ofac excelle dans la coopération internationale, participant à des opérations d’envergure telles que l’affaire Sky ECC, qui a exposé des réseaux de narcotrafiquants.
Un atout majeur de l’Ofac réside dans son recrutement d’ingénieurs contractuels extérieurs à la police, apportant une expertise essentielle dans un domaine où la criminalité organisée use de technologies avancées, notamment le Darkweb et les cryptomonnaies. La tâche n’est pas simple : ces experts doivent non seulement maîtriser les aspects techniques, mais également savoir vulgariser ces notions complexes pour les rendre accessibles au système judiciaire.
La plateforme Pharos, déjà connue du grand public, et Thésée, moins célèbre mais tout aussi cruciale, complètent l’arsenal de l’Ofac. Ces plateformes permettent aux citoyens de signaler des contenus répréhensibles ou de déposer plainte pour des arnaques en ligne. De plus, l’Ofac s’est doté de dix-huit antennes réparties sur le territoire, avec l’objectif d’en créer vingt-sept supplémentaires d’ici 2027, afin d’assurer une couverture nationale.
En conclusion, l’Ofac, avec ses équipes spécialisées et ses outils de pointe, s’érige en bouclier protecteur contre les cybermenaces, prêt à affronter l’évolution constante de la cybercriminalité.
Office anti-cybercriminalité (OFAC) Dernière modification le 06 décembre 2023 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
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