VEILLEPostman a installé ses plugins dans Claude Code et Codex sans rien demander : ce que le DPO doit vérifier
Jeudi 5 novembre 2026
DPO PARTAGEVeille RGPD et protection des données
  • Secteurs
    Secteurs
    SantéÉtablissements, professionnels et santé au travail
    EHPAD et médico-socialHôpitaux et cliniquesProfessionnels de santéSanté au travail (SPST)
    CollectivitésCommunes, intercommunalités, CCASCSEComités sociaux et économiquesProfessions du chiffre et du droitExperts-comptables, avocats, notairesAssurance et mutuellesCourtiers, agents, mutuellesImmobilierAgences, syndics, administrateurs de biensCommerce et e-commerceBoutiques et sites marchandsServices SociauxAssociations et action socialeTous les secteurs →Veille, tutoriels et formulaire par métier

    DPO FRANCE

    Un DPO qui connaît votre secteur

    Recevez une proposition adaptée à votre activité.

    Recevoir une proposition
  • Thèmes RGPD
    Thèmes RGPD
    Conformité RGPDLes fondamentaux et leur mise en œuvre
    Métier de DPOSensibilisationConsentementPrincipes du RGPD
    Analyse d'impact (AIPD)Quand et comment mener une AIPDDonnées de santéDossier médical, HDS, INS, rechercheDroits des personnesAccès, effacement, rectification, imageCybersécuritéCyberattaques, failles, hameçonnageIA et nouvelles réglementationsAI Act, NIS 2, IA générativeCNIL et sanctionsSanctions, contrôles, CEPDTous les thèmes →Toute la veille, classée par thème

    DPO FRANCE

    Une question RGPD ?

    Un DPO du réseau DPO FRANCE vous répond et vous dit quoi faire en priorité.

    Diagnostic RGPD gratuit
  • DPO externalisé
    DPO externalisé
    DPO externaliséLe métier de DPO, ses missions et ses outils
    Livres RGPDLogiciel conformité RGPDToute la rubrique
    Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE4 novembre 2026Rapport annuel du DPO : l’édition 2026 du Workbook RGPD3 novembre 2026RGPD en pharmacie d’officine : un guide pratique pour le titulaire3 novembre 2026Conformité RGPD des SPST : l’édition intégrale 2026 du workbook (SPEC 2217, NIS2, AI Act, PGSSI)3 novembre 2026

    DPO SUITE

    Le logiciel des DPO externalisés

    Suivez tous vos clients au même endroit.

    Créer mon registre gratuitement
  • App DPO SUITE
    App DPO SUITE

    DPO SUITE

    Le logiciel de conformité RGPD créé par des DPO pour des DPO

    Registre, AIPD, demandes de droits, incidents et sous-traitants réunis dans un seul outil, avec ALIX, l’assistant IA qui vous propose vos principaux traitements dès l’ouverture du compte. IA française, hébergement à Paris.

    Créer mon registre gratuitementComparer les offres DPO du marchéDécouvrir DPO SUITE
DPO FRANCE - Trouver mon DPO
DPO PARTAGE
Menu
DPO FRANCE - Trouver mon DPO
Secteurs
Assurance et mutuellesCollectivitésCommerce et e-commerceCSEImmobilierProfessions du chiffre et du droitSantéEHPAD et médico-socialHôpitaux et cliniquesProfessionnels de santéSanté au travail (SPST)Services SociauxTous les secteurs →
Thèmes RGPD
Conformité RGPDAnalyse d'impact (AIPD)Données de santéDroits des personnesCybersécuritéIA et nouvelles réglementationsCNIL et sanctionsTous les thèmes →
DPO externalisé
Livres RGPDLogiciel conformité RGPDOrganisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITERapport annuel du DPO : l’édition 2026 du Workbook RGPDRGPD en pharmacie d’officine : un guide pratique pour le titulaireConformité RGPD des SPST : l’édition intégrale 2026 du workbook (SPEC 2217, NIS2, AI Act, PGSSI)Toute la rubrique →
App DPO SUITE

Le logiciel de conformité RGPD créé par des DPO pour des DPO : registre, AIPD, demandes de droits et incidents dans un seul outil.

Créer mon registre gratuitementComparer les offres DPO du marchéDécouvrir DPO SUITE
Contact
DPO PARTAGE
No Result
View All Result
  • Login
Social icon element need JNews Essential plugin to be activated.
  • Secteurs
    • All
    • À la maison
    • AI Act
    • Analyse d'impact (AIPD)
    • Anonymisation et pseudonymisation
    • ANSSI
    • Archivage données de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Audit RGPD
    • Cas pratiques
    • CEPD et institutions européennes
    • Certification SPSTi
    • CNIL et sanctions
    • Collectivités
    • Commerce et e-commerce
    • Conformité RGPD
    • Consentement
    • Contrôles CNIL
    • Cookies et sites internet
    • CSE
    • Cyberattaques
    • Cybersécurité
    • Délais de conservation
    • Directive NIS 2
    • DMST
    • Données de santé
    • Dossier médical
    • DPO externalisé
    • Droit à l'image
    • Droit à la limitation
    • Droit d'accès
    • Droit de rectification
    • Droits des personnes
    • Effacement et oubli
    • EHPAD et médico-social
    • Entrepôts de données et recherche
    • Force probante
    • Hameçonnage
    • HDS
    • Hôpitaux et cliniques
    • IA et nouvelles réglementations
    • Immobilier
    • INS et NIR
    • Livres RGPD
    • Logiciel conformité RGPD
    • Métier de DPO
    • Principes du RGPD
    • Privacy by design
    • Procédures RGPD
    • Professionnels de santé
    • Professions du chiffre et du droit
    • Profilage
    • Recommandations CNIL
    • RH et salariés
    • Sanctions et amendes
    • Santé
    • Santé au travail (SPST)
    • Secteurs
    • Sécurité des systèmes
    • Sensibilisation
    • Services Sociaux
    • Tutoriel DPO
    • Usurpation d'identité
    • Violations de données
    20989

    Postman a installé ses plugins dans Claude Code et Codex sans rien demander : ce que le DPO doit vérifier

    20986

    Tutoriel entreprise : utiliser Microsoft 365 Copilot avec vos documents internes dans le respect du RGPD

    20976

    Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?

    20967

    Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE

    20969

    sanction cookies Fnac : la sanction Fnac à 7 M€ rappelle que le refus doit être respecté

    20964

    Piratage de Binance : un faux entretien d’embauche, un outil d’IA interne et 6,3 milliards de dollars envolés

    20960

    Cyberattaque à Cholet : le téléphone revient, les questions sur les données restent

    20932

    Rançongiciel Synology : des NAS non mis à jour chiffrés par C3RB3R, quelles conséquences pour le RGPD ?

    20929

    Espionnage sur iPhone : Apple alerte des utilisateurs dans 99 pays, dont la France

    • Santé au travail (SPST)
    • Professionnels de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Hôpitaux et cliniques
    • Commerce et e-commerce
    • EHPAD et médico-social
    • Services Sociaux
    • Collectivités
    • Professions du chiffre et du droit
    • Immobilier
    • CSE
  • Thèmes RGPD
    • Conformité RGPD
    • Analyse d’impact (AIPD)
    • Données de santé
    • Droits des personnes
    • Cybersécurité
    • IA et nouvelles réglementations
    • CNIL et sanctions
  • DPO externalisé
  • App DPO SUITE
  • Votre DPO avec DPO FRANCE
  • Secteurs
    • All
    • À la maison
    • AI Act
    • Analyse d'impact (AIPD)
    • Anonymisation et pseudonymisation
    • ANSSI
    • Archivage données de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Audit RGPD
    • Cas pratiques
    • CEPD et institutions européennes
    • Certification SPSTi
    • CNIL et sanctions
    • Collectivités
    • Commerce et e-commerce
    • Conformité RGPD
    • Consentement
    • Contrôles CNIL
    • Cookies et sites internet
    • CSE
    • Cyberattaques
    • Cybersécurité
    • Délais de conservation
    • Directive NIS 2
    • DMST
    • Données de santé
    • Dossier médical
    • DPO externalisé
    • Droit à l'image
    • Droit à la limitation
    • Droit d'accès
    • Droit de rectification
    • Droits des personnes
    • Effacement et oubli
    • EHPAD et médico-social
    • Entrepôts de données et recherche
    • Force probante
    • Hameçonnage
    • HDS
    • Hôpitaux et cliniques
    • IA et nouvelles réglementations
    • Immobilier
    • INS et NIR
    • Livres RGPD
    • Logiciel conformité RGPD
    • Métier de DPO
    • Principes du RGPD
    • Privacy by design
    • Procédures RGPD
    • Professionnels de santé
    • Professions du chiffre et du droit
    • Profilage
    • Recommandations CNIL
    • RH et salariés
    • Sanctions et amendes
    • Santé
    • Santé au travail (SPST)
    • Secteurs
    • Sécurité des systèmes
    • Sensibilisation
    • Services Sociaux
    • Tutoriel DPO
    • Usurpation d'identité
    • Violations de données
    20989

    Postman a installé ses plugins dans Claude Code et Codex sans rien demander : ce que le DPO doit vérifier

    20986

    Tutoriel entreprise : utiliser Microsoft 365 Copilot avec vos documents internes dans le respect du RGPD

    20976

    Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?

    20967

    Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE

    20969

    sanction cookies Fnac : la sanction Fnac à 7 M€ rappelle que le refus doit être respecté

    20964

    Piratage de Binance : un faux entretien d’embauche, un outil d’IA interne et 6,3 milliards de dollars envolés

    20960

    Cyberattaque à Cholet : le téléphone revient, les questions sur les données restent

    20932

    Rançongiciel Synology : des NAS non mis à jour chiffrés par C3RB3R, quelles conséquences pour le RGPD ?

    20929

    Espionnage sur iPhone : Apple alerte des utilisateurs dans 99 pays, dont la France

    • Santé au travail (SPST)
    • Professionnels de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Hôpitaux et cliniques
    • Commerce et e-commerce
    • EHPAD et médico-social
    • Services Sociaux
    • Collectivités
    • Professions du chiffre et du droit
    • Immobilier
    • CSE
  • Thèmes RGPD
    • Conformité RGPD
    • Analyse d’impact (AIPD)
    • Données de santé
    • Droits des personnes
    • Cybersécurité
    • IA et nouvelles réglementations
    • CNIL et sanctions
  • DPO externalisé
  • App DPO SUITE
  • Votre DPO avec DPO FRANCE
No Result
View All Result
DPO PARTAGE
No Result
View All Result

Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE

by Laurent de Cavel - DPO
4 novembre 2026
in DPO externalisé
Reading Time: 60 mins read
0
DPO Tutoriel

DPO Tutoriel

Sommaire

Toggle
  • Le rôle du DPO, avant d’ouvrir le guide
  • Se préparer à affronter une crise cyber
  • Alerter, mobiliser et endiguer
  • Maintenir la confiance et comprendre l’attaque
  • Relancer les activités et durcir les systèmes
  • Sortir de la crise et capitaliser
  • Six moments, une semaine de crise
  • Ce que le DPO vérifie avant la crise
  • Préparer la prochaine crise avec DPO SUITE

Organisation de crise violation de données  : Le guide de l’ANSSI organise la crise autour d’une cellule stratégique qui décide et de cellules opérationnelles qui agissent. Le DPO n’appartient à aucune des deux au sens où il ne décide ni n’exécute. Il informe, conseille, contrôle et sert de point de contact avec la CNIL. Ce parcours suit les 18 fiches du guide et montre, pour chacune, où s’arrête son rôle.

A lire aussi sur DPO PARTAGE

Rapport annuel du DPO : l’édition 2026 du Workbook RGPD

RGPD en pharmacie d’officine : un guide pratique pour le titulaire

Conformité RGPD des SPST : l’édition intégrale 2026 du workbook (SPEC 2217, NIS2, AI Act, PGSSI)

H+0prise de connaissance
H+24alerte précoce NIS2
H+72notification CNIL
J+30fin du RETEX
M+1rapport final NIS2

Parcours

00Le rôle du DPO01Se préparerH+0Alerter, endiguerH+24Confiance et enquêteJ+7Relancer, durcirJ+30Sortir, capitaliserSIMMise en situationDPODPO SUITEKITPoints de contrôleREFSources

Module 00

DPO FRANCE

Une question sur votre situation ?

Un DPO du réseau DPO FRANCE vous répond et vous dit quoi faire en priorité.

Parler à un DPO

Le rôle du DPO, avant d’ouvrir le guide

Le guide « Crise d’origine cyber : les clés d’une gestion opérationnelle et stratégique » (ANSSI-PA-089, version 1.0, décembre 2021) a été écrit avec le Club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises, à partir des retours d’expérience de Bouygues Construction, de l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône et de CMA CGM. Il est publié sous Licence ouverte Etalab : on peut le citer et le réutiliser avec mention de la source.

Il définit la crise d’origine cyber comme une déstabilisation immédiate et majeure du fonctionnement courant, causée par une ou plusieurs actions malveillantes sur les services numériques. Il en relève cinq traits : impact immédiat et remédiation longue, propagation possible à d’autres organisations, menace qui s’adapte aux mesures prises, incertitude sur le périmètre compromis, difficulté à comprendre les objectifs de l’attaquant.

Le cadre fixé par le RGPD

Le rôle du DPO pendant une crise découle des mêmes articles qu’en temps normal. La crise ne crée aucune mission supplémentaire et n’autorise pas à sortir des missions existantes.

TexteCe qu’il prévoitTraduction en crise
Art. 38.1Le DPO est associé, d’une manière appropriée et en temps utile, à toutes les questions relatives à la protection des donnéesIl est prévenu dès qu’un incident touche des données personnelles et dispose des informations utiles
Art. 38.3Il ne reçoit aucune instruction pour l’exercice de ses missions et fait directement rapport au plus haut niveau de la directionIl donne son avis à la cellule stratégique sans qu’on puisse lui dicter ses conclusions
Art. 38.6Ses autres tâches ne doivent pas entraîner de conflit d’intérêtsIl ne dirige ni la crise, ni l’enquête, ni la communication : il aurait ensuite à contrôler ses propres décisions
Art. 39.1 aInformer et conseiller le responsable du traitement et les salariésAvis sur la qualification de la violation, le risque pour les personnes, la notification, l’information des personnes
Art. 39.1 bContrôler le respect du règlementVérifier, en cours et après la crise, que les obligations ont été remplies et documentées
Art. 39.1 d et eCoopérer avec l’autorité de contrôle et faire office de point de contactInterlocuteur de la CNIL sur le dossier, sans être l’auteur de la notification
Art. 33 et 34Le responsable du traitement notifie la CNIL et informe les personnes, et documente toute violationDécisions, signature, dépôt et registre des violations relèvent de l’organisme

La Cour de justice de l’Union européenne a rappelé, dans l’arrêt X-FAB Dresden du 9 février 2023 (C-453/21), qu’un DPO ne peut se voir confier des tâches qui le conduiraient à déterminer les finalités et les moyens d’un traitement. Diriger une cellule de crise, arbitrer la restauration des systèmes ou choisir un outil de contournement revient à déterminer des moyens de traitement.

La phrase du guide à corriger

« En cas de violation des données personnelles (règlement général sur la protection des données), une notification de l’incident est réalisée par le délégué à la protection des données. »

ANSSI, fiche 11, objectif 3, volet stratégique

L’article 33 confie la notification au responsable du traitement. Le DPO apparaît dans la notification comme point de contact (article 33, paragraphe 3, b). Lors de la mise en place de la procédure, il recommande à la direction de désigner la personne qui déposera la notification et son suppléant, par exemple au service juridique, à la direction générale ou auprès du RSSI. Il relit le projet avant dépôt et consigne son avis.

Deux mises à jour depuis 2021. Le guide parle d' »huissier » pour le constat : la profession est devenue celle de commissaire de justice au 1er juillet 2022. Le guide déconseille de payer la rançon sans évoquer l’assurance : depuis la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), l’article L.12-10-1 du code des assurances subordonne l’indemnisation d’une atteinte à un système de traitement automatisé de données au dépôt d’une plainte dans les 72 heures suivant sa connaissance par la victime. Plainte, assurance et paiement relèvent de la direction et de ses conseils. Le DPO n’intervient pas sur ces sujets : il connaît ce cadre pour situer son propre conseil, limité à la protection des données.
Micro-questionnaire · 2 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. La direction vous dit : « En cas de fuite, c’est vous qui notifiez la CNIL, comme le prévoit le guide de l’ANSSI. » Que répondez-vous ?

J’accepte : le guide de l’ANSSI fait référence.
Ce qui se passeVous prenez une décision qui appartient au responsable du traitement (article 33). Si la notification est tardive ou incomplète, la direction considérera que le sujet était entre vos mains, et vous aurez ensuite à contrôler votre propre acte.
Je rappelle que la notification relève du responsable du traitement, je recommande de désigner la personne qui la déposera et je propose de relire le projet et de donner un avis écrit.
Bonne réponseLa répartition des rôles est claire. La direction garde la décision, la personne désignée dépose, vous éclairez la décision et votre avis est tracé.
Je refuse de m’en occuper, ce n’est pas mon sujet.
En partieLe principe est juste, la formulation est contre-productive. La violation est au cœur de vos missions de conseil (article 39) : vous devez être associé et donner votre avis, sans tenir la plume.

2. La directrice vous propose de diriger la cellule de crise, « puisque vous connaissez les données ». Que répondez-vous ?

J’accepte, c’est une marque de confiance.
Ce qui se passeVous détermineriez des moyens de traitement (outils de secours, arbitrages de restauration) que vous devriez ensuite contrôler. L’article 38.6 et l’arrêt X-FAB Dresden de la CJUE visent précisément ce conflit d’intérêts.
Je décline et propose d’être conseiller de la cellule stratégique, informé en continu, avec accès à la main courante.
Bonne réponseVous restez dans votre rôle tout en étant présent là où se prennent les décisions qui touchent les données personnelles.
J’accepte seulement la partie notification CNIL.
Ce qui se passeMême limitée, la responsabilité de la notification reste celle de l’organisme. Votre rôle porte sur l’avis, la relecture et le contact avec la CNIL.

Module 01 · fiches 1 à 7

Se préparer à affronter une crise cyber

La première partie du guide part d’un constat : on n’improvise pas une réponse au milieu d’une catastrophe. Pour le DPO, la préparation consiste à vérifier que l’organisme a prévu ce dont il aura besoin pour respecter le RGPD en crise, et à formuler des recommandations écrites quand ce n’est pas le cas. La mise en œuvre revient aux équipes concernées.

Fiche 1 · Connaître et maîtriser ses systèmes d’information

Le guide demande

  • Cartographie des applications et services critiques et des données essentielles, à jour et hors ligne
  • Cartographie des interconnexions avec les prestataires
  • Contacts d’urgence des prestataires, hors ligne
  • Politique de rétention des journaux

Le DPO conseille et vérifie

  • Que le registre des traitements (article 30), tenu par l’organisme, permet de relier chaque application critique aux catégories de personnes et de données concernées
  • Qu’une copie du registre figure parmi les documents hors ligne prévus par la fiche 1
  • Que la durée de conservation des journaux est compatible avec les besoins d’enquête et la minimisation

Hors de son rôle

  • Établir la cartographie du SI
  • Fixer la politique de rétention des journaux
  • Tenir lui-même le registre à la place des services

« Il est indispensable d’avoir une vision à jour des actifs numériques, dont ceux liés aux activités critiques ou hébergeant des données sensibles ou réglementées. »

CMA CGM, cité dans le guide, fiche 1

Une question permet au DPO de tester la préparation lors de son contrôle annuel : si le serveur de fichiers RH est chiffré à 5 heures du matin, l’organisme peut-il dire en dix minutes quelles personnes et quelles données sont concernées ? La réponse négative donne lieu à une recommandation écrite.

Avec DPO SUITE

Le registre des traitements, le registre des sous-traitants et le registre des délais de conservation tenus dans DPO SUITE sont hébergés hors du système d’information de l’organisme, chez Amazon Web Services, en région de Paris. Le jour où le réseau interne est chiffré, ils restent consultables depuis un poste sain, à condition que l’accès à DPO SUITE ne repose pas sur l’annuaire de l’organisme. La question « quelles personnes, quelles données » trouve sa réponse dans l’outil, et le DPO, qui dispose de son propre accès, peut fonder son conseil sur les mêmes informations que la direction.

Fiche 2 · Un socle de résilience numérique

Le guide demande

  • PCA intégrant la perte totale du numérique
  • Plan de sauvegarde et de restauration fondé sur des sauvegardes saines
  • Ordre de reconstruction prévu (Active Directory, DNS, PKI, serveurs, postes)
  • Outils de conduite de crise et annuaire hors ligne

Le DPO conseille et vérifie

  • Que le PCA prévoit des règles de confidentialité pour le mode papier (rangement, accès, ressaisie, destruction)
  • Que le risque d’incohérence des données restaurées, cité par le guide, est rattaché au principe d’exactitude
  • Que les moyens de communication de secours retenus ont été examinés au regard du RGPD (localisation, sous-traitance)

Hors de son rôle

  • Rédiger le PCA ou le PRA
  • Choisir les outils de secours
  • Définir l’ordre de reconstruction

Fiche 3 · Une stratégie de communication de crise

Le guide demande

  • Liste des parties prenantes à alerter, avec canaux de secours
  • Fichier presse hors ligne
  • Messages types par scénario, plan de communication validé

Le DPO conseille et vérifie

  • Que la CNIL et les personnes concernées figurent dans la liste des destinataires
  • Que les messages types destinés aux personnes contiennent les mentions minimales de l’article 34 : nature de la violation, coordonnées du DPO, conséquences probables, mesures prises ou proposées
  • Il relit ces modèles et donne son avis sur leur clarté

Hors de son rôle

  • Rédiger les messages à la place de la communication
  • Valider la stratégie de communication
  • Être porte-parole

Le DPO attire aussi l’attention sur la cohérence entre la communication médiatique et la notification : affirmer publiquement « aucune donnée n’a été dérobée » pendant l’enquête crée un écart que la CNIL relèvera si elle contrôle.

Fiche 4 · L’organisation de crise

Le guide décrit une cellule stratégique (directeur de crise, management de l’information, appui à la conduite, communication), une cellule opérationnelle cyber et IT, et des cellules complémentaires selon les besoins. Le DPO n’apparaît pas dans le schéma.

Le guide demande

  • Critères d’activation par le bas et par le haut
  • Chaîne d’alerte avec un mode « alerte » et un mode « crise »
  • Rôles définis, référentiel de crise à jour

Le DPO recommande

  • Que la procédure prévoie son information dès qu’un incident touche des données personnelles (article 38.1)
  • Que sa place soit écrite : conseiller de la cellule stratégique, avec accès à la main courante, sans voix décisionnelle
  • Qu’un numéro joignable hors heures ouvrées et un suppléant figurent dans l’annuaire de crise

Hors de son rôle

  • Diriger ou animer une cellule
  • Tenir la main courante
  • Déclencher l’état de crise

Fiche 5 · Les capacités de réponse à incident

Le guide conseille de prévoir des prestataires de réponse à incident, de préférence qualifiés par l’ANSSI (PRIS), au moyen de contrats-cadres et d’accords de non-divulgation. Ces prestataires accèdent aux disques, aux messageries et aux journaux : ils sont sous-traitants au sens de l’article 28. Le DPO donne son avis sur le projet de contrat-cadre et vérifie qu’il comporte les clauses de l’article 28, le lieu de traitement des copies et leur sort en fin de mission. Le choix du prestataire et la négociation appartiennent à l’organisme.

Avec DPO SUITE

Une fois le contrat signé, l’organisme inscrit le prestataire au registre des sous-traitants et le relie aux traitements concernés. Le DPO retrouve ainsi, en pleine crise, qui détient des copies et sur quel fondement contractuel.

Fiche 6 · Des polices d’assurance adaptées

Le guide invite à vérifier en amont ce que couvre le contrat. Le choix de l’assureur, l’étendue de la couverture et les conditions d’indemnisation relèvent de la direction, du risk manager et du service juridique. Le DPO n’y intervient pas. Un seul point le concerne : l’assureur et ses experts reçoivent des éléments de l’enquête contenant des données personnelles. Lors de son contrôle du registre, il vérifie que ce destinataire y figure.

Fiche 7 · S’entraîner

Le guide recommande une stratégie d’exercices pluriannuelle. Le DPO peut recommander qu’un exercice comporte un volet violation de données (revendication sur un site de fuite, sous-traitant qui prévient tardivement) et y participer dans son rôle réel de conseiller. L’exercice montre si la direction sait prendre et signer la décision de notification dans le délai, et si le DPO est prévenu à temps.

« Des fiches réflexes ne servent à rien si personne ne les comprend. »

CMA CGM, cité dans le guide, fiche 7

Micro-questionnaire · 3 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. Lors de votre audit annuel, vous constatez que le registre n’existe que dans un outil hébergé sur le réseau de l’organisme. Que faites-vous ?

J’exporte le registre et je le conserve moi-même sur une clé USB.
Ce qui se passeVous prenez en charge la continuité d’un document de l’organisme et vous emportez des informations de l’organisme hors de son contrôle. La conservation hors ligne doit être organisée par l’organisme dans son dispositif de crise.
Je recommande par écrit que le registre figure parmi les documents conservés hors ligne prévus par la fiche 1, et je vérifie l’année suivante.
Bonne réponseLe constat est tracé, la mesure est confiée à ceux qui en ont la charge, et votre contrôle suivant vérifiera sa mise en œuvre.
Je n’en parle pas, ce sujet relève de la DSI.
Ce qui se passeLa disponibilité du registre en crise conditionne l’évaluation du risque et la notification. Ne rien signaler revient à manquer à votre mission de conseil.

2. L’organisme prépare un contrat-cadre avec un prestataire de réponse à incident qualifié (PRIS). Quelle est votre intervention ?

Je négocie le contrat avec le prestataire.
Ce qui se passeLa négociation appartient au service juridique ou aux achats. En négociant, vous engagez l’organisme et vous perdez la distance nécessaire pour contrôler.
Je donne un avis sur le projet : clauses de l’article 28, lieu de traitement des copies, sort des données en fin de mission.
Bonne réponseVotre avis porte sur ce qui relève de la protection des données. Le service juridique l’intègre dans la négociation.
Rien, la qualification ANSSI garantit la conformité RGPD.
Ce qui se passeLa qualification porte sur la sécurité de la prestation. L’encadrement contractuel imposé par l’article 28 reste à vérifier, et ce conseil vous revient.

3. La DSI organise un exercice de crise. Quel est votre rôle ?

Je conçois le scénario et j’anime l’exercice.
En partieVous pouvez proposer un injecteur de violation de données, mais concevoir et animer l’exercice vous place en organisateur. Vous ne pourrez plus observer votre propre rôle de conseiller.
Je recommande d’inclure un volet violation de données et j’y participe comme je le ferais en crise réelle.
Bonne réponseL’exercice teste votre information, la circulation de votre avis et la capacité de la direction à décider dans les 72 heures.
Je n’y participe pas, ce n’est pas de la protection des données.
Ce qui se passeSans vous, l’exercice ne teste ni la chaîne d’information du DPO ni la décision de notification, deux points que le RETEX vous reprochera de ne pas avoir éprouvés.

Phase 1 · fiches 8 à 11

Alerter, mobiliser et endiguer

La première phase vise à arrêter la propagation et à installer le dispositif de crise. Pour le DPO, elle commence par un appel : être informé tôt conditionne tout le reste de son conseil.

Fiches 8 et 9 · Activer et piloter

Le guide demande

  • Décision d’activer la cellule selon des critères préétablis
  • Main courante ouverte dès la mobilisation
  • Mesures d’endiguement validées par la cellule stratégique quand elles touchent l’activité
  • Évaluation de la criticité des données compromises

Le DPO conseille

  • Sur la qualification : un rançongiciel qui chiffre des données personnelles constitue au minimum une violation de disponibilité
  • Sur le point de départ des 72 heures, et recommande à la cellule de le consigner dans la main courante
  • Sur l’évaluation du risque pour les personnes, à partir des catégories de données en cause
  • Sur la préservation des preuves, utiles pour décrire l’étendue de la violation

Hors de son rôle

  • Valider ou bloquer une mesure d’endiguement
  • Ouvrir et tenir le dossier de violation à la place de l’organisme
  • Arbitrer entre reprise d’activité et enquête

Le comité européen de la protection des données (lignes directrices 9/2022) fixe le départ des 72 heures au moment où l’organisme acquiert une certitude raisonnable qu’un incident de sécurité a compromis des données personnelles. Une courte période d’enquête est admise, l’attente de la fin des investigations ne l’est pas. Les lignes directrices 01/2021 traitent plusieurs cas de rançongiciels : sans exfiltration, l’indisponibilité de données de santé présente le plus souvent un risque qui conduit à notifier.

Couper un système compromis protège les données : le DPO n’a aucune raison de s’y opposer. S’il estime qu’une réinstallation hâtive détruirait des traces nécessaires pour évaluer la violation, il le dit à la cellule, qui arbitre.

« Le paiement de la rançon doit être évité, car il entretient le système frauduleux et ne garantit pas la récupération des données. »

ANSSI, fiche 9

La décision de payer ou non appartient à la direction, et le DPO ne se prononce pas sur son opportunité. Si on lui demande quelles en seraient les conséquences au regard du RGPD, il répond sur ce seul terrain : payer n’efface ni la violation ni les obligations de notification et d’information, et la promesse d’un attaquant de détruire des copies ne réduit pas le risque pour les personnes.

Fiche 10 · Soutenir les équipes

Le guide insiste sur les rotations, le suivi des heures, la logistique et les accès 24 h sur 24. Ces mesures relèvent des ressources humaines et de la logistique. Le DPO se borne à rappeler, si on le consulte, que les listes nominatives de prestataires et les données de suivi des heures entrent dans les traitements existants et suivent leurs durées de conservation.

Fiche 11 · Activer les réseaux de soutien et déclarer

Le guide confie la centralisation des déclarations à la cellule stratégique. Le tableau suivant indique qui décide et ce que le DPO apporte. Les délais NIS2 dépendent du statut de l’organisme et de l’état de la transposition française, que l’organisme vérifie au moment de la crise.

DestinataireFondementDélaiDécide et déposeApport du DPO
CNILRGPD, art. 3372 hResponsable du traitementAvis écrit sur la nécessité de notifier, relecture du projet, point de contact
Personnes concernéesRGPD, art. 34sans délaiResponsable du traitementAvis sur le risque élevé et sur le contenu du message
Responsable du traitement (si l’organisme est sous-traitant)RGPD, art. 33.2meilleurs délaisSous-traitantRappel du délai contractuel
ANSSI / CSIRTNIS2, art. 2324 h · 72 h · 1 moisDirection, RSSISignale le besoin de cohérence avec la notification CNIL
Portail des signalements (CERT Santé)CSP, art. L.1111-8-2sans délaiOrganismes de santé concernésAucun, sauf question sur le champ d’application
Police, gendarmerie, parquetPlainte ; code des assurances, art. L.12-10-172 hDirectionAucun
AssureurContratselon policeDirection, risk managerAucun

L’article 33, paragraphe 4, autorise une notification par étapes. Le DPO peut recommander une notification initiale dans les 72 heures, complétée ensuite, plutôt qu’une notification complète tardive.

Avec DPO SUITE

La personne désignée par l’organisme enregistre l’incident de sécurité dans DPO SUITE. L’outil affiche les échéances de notification à partir de l’heure retenue et guide la qualification de la violation : nature (confidentialité, intégrité, disponibilité), catégories de données et de personnes, évaluation du risque. Le DPO consulte la fiche depuis son accès, y porte son avis, et chacun travaille sur le même état du dossier, horodaté.

ALIX, l’assistant intégré, peut proposer une première qualification ou des éléments de description. Ses propositions sont suivies ou non par l’utilisateur. L’IA utilisée est française (Mistral) et ne reçoit ni données personnelles ni données sur la structure cliente.

Repères de délai à partir de H+0

Alerte précoce NIS2 (entités essentielles ou importantes)H+24
Notification à la CNIL par le responsable du traitement (article 33)H+72
Notification d’incident NIS2H+72
Rapport final NIS21 mois après la notification

Le point de départ retenu est une décision de l’organisme, à consigner avec son raisonnement. Ces repères servent au DPO pour formuler son conseil.

Micro-questionnaire · 2 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. H+3 : le RSSI confirme le chiffrement de serveurs contenant des données de salariés suivis. Aucune preuve d’exfiltration. Que dites-vous à la cellule ?

Qu’il n’y a pas de violation tant que rien n’est sorti.
Ce qui se passeLe RGPD vise aussi l’indisponibilité et la perte. Sur la foi de votre avis, la cellule ne prépare rien, et la notification risque d’être tardive.
Qu’il s’agit au minimum d’une violation de disponibilité, que les 72 heures courent probablement depuis la détection, et je recommande de consigner l’heure retenue.
Bonne réponseVous éclairez la décision. La cellule fixe le point de départ et organise la suite ; votre avis figure dans la main courante.
J’ouvre moi-même le dossier de violation et je lance le décompte.
En partieL’analyse est juste, mais l’ouverture du dossier et la documentation de l’article 33.5 relèvent de l’organisme. Proposez-le, laissez l’organisme le faire.

2. Le DSI veut réinstaller immédiatement les serveurs touchés. Votre position ?

Je m’y oppose formellement jusqu’à la notification CNIL.
Ce qui se passeVous bloquez une mesure technique sans en avoir l’autorité, et la notification ne dépend pas de la réinstallation. La cellule passera outre et votre crédibilité en sortira entamée.
J’indique à la cellule que la destruction des traces empêcherait d’évaluer l’étendue de la violation, et je lui laisse l’arbitrage.
Bonne réponseLa cellule décide en connaissant l’enjeu. Le guide (fiche 11) demande d’ailleurs de conserver les preuves pour la justice et l’assureur.
Je ne dis rien, c’est une décision technique.
En partieLa décision est technique, mais elle a une conséquence sur la notification. Taire cette conséquence prive la cellule d’un élément.

Phase 2 · fiches 12 à 14

Maintenir la confiance et comprendre l’attaque

La deuxième phase combine communication, investigation et mode dégradé. Les informations issues de l’enquête arrivent par étapes, et le conseil du DPO sur l’information des personnes évolue avec elles.

Fiche 12 · Communiquer efficacement

Le guide demande

  • Plans de communication interne et externe
  • Porte-parole formé, point de contact presse unique
  • Éléments de langage validés par la communication et le service juridique

Le DPO conseille

  • Sur l’existence d’un risque élevé qui impose l’information des personnes
  • Sur les exceptions de l’article 34.3 et leur application au cas
  • Sur le contenu minimal du message et sa compréhension par les personnes

Hors de son rôle

  • Décider d’informer ou non les personnes
  • Rédiger ou envoyer les messages
  • Répondre à la presse

L’article 34 prévoit trois cas où la communication aux personnes n’est pas exigée : données rendues incompréhensibles (chiffrement solide, clé non compromise), mesures ultérieures rendant le risque élevé improbable, efforts disproportionnés, auxquels se substitue alors une communication publique. La CNIL peut exiger l’information si elle estime le risque élevé. Avec des données de santé ou des pièces d’identité publiées, le DPO aura rarement d’arguments pour conseiller de s’en dispenser.

Fiche 13 · Conduire l’investigation numérique

Le guide confie l’investigation aux équipes cyber et au prestataire, et prévient que le « patient 0 » ne sera peut-être jamais identifié. Le DPO ne pilote pas l’enquête et ne donne pas d’instructions au prestataire. Il indique à la cellule, qui relaie, les informations nécessaires pour compléter la notification :

  • existence, date et volume d’une exfiltration ;
  • partages, bases et messageries que l’attaquant a pu lire ;
  • atteinte éventuelle aux sauvegardes ;
  • ancienneté de l’intrusion, qui élargit la période de données concernées.

Quand un échantillon est publié sur un site de fuite, le DPO peut recommander que son analyse passe par le prestataire, dans un environnement maîtrisé, plutôt que par un téléchargement sur un poste interne.

« Le partage progressif des résultats des investigations a été indispensable pour que les managers se représentent les effets de la crise sur l’activité métier. »

CMA CGM, cité dans le guide, fiche 14

Fiche 14 · Le mode de fonctionnement dégradé

Le guide prévoit des solutions de contournement : nuage, prestataire, papier, moyens personnels. Elles sont choisies par les métiers et la DSI et suivies dans le registre des dérogations que la fiche 4 confie à l’organisation de crise. Le DPO, lorsqu’il en a connaissance, formule un avis : données traitées, localisation, durée limitée, sort des données à la fin. Il signale en particulier les « moyens personnels » (messageries privées, adresses électroniques grand public) qui font circuler des données hors de tout encadrement.

Dans un service de santé au travail, le retour au papier concerne des dossiers de salariés suivis. Le DPO rappelle à la direction le besoin de règles de rangement, d’accès, de ressaisie et de destruction ; leur mise en place revient aux responsables des services.

Avec DPO SUITE

Les demandes d’exercice des droits consécutives à la fuite sont enregistrées par l’organisme dans DPO SUITE, avec leur date de réception et leur échéance. Le DPO suit d’un coup d’œil les demandes en retard, sans avoir à les traiter lui-même.

Micro-questionnaire · 3 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. Un échantillon de dossiers de salariés suivis est publié sur un site de fuite. Un responsable propose de télécharger l’archive pour vérifier. Que faites-vous ?

Je la télécharge moi-même pour évaluer les données.
Ce qui se passeVous créez une copie de données de santé sur votre poste, hors de tout cadre, et vous prenez une place d’enquêteur qui n’est pas la vôtre.
Je recommande à la cellule que l’analyse soit confiée au prestataire dans un environnement maîtrisé, avec un compte rendu par catégories de données.
Bonne réponseLa cellule obtient l’information nécessaire à la notification complémentaire sans créer de nouveau risque, et vous restez dans le conseil.
Je laisse faire, chacun doit pouvoir vérifier.
Ce qui se passeLes copies se multiplient sur des postes peut-être compromis. Ne pas alerter la cellule manque à votre mission de conseil.

2. Les données exfiltrées étaient chiffrées, mais la clé était sur le même serveur compromis. La direction demande si l’information des personnes peut être évitée. Votre avis ?

Oui, les données étaient chiffrées.
Ce qui se passeL’exception de l’article 34.3.a suppose des données incompréhensibles pour l’attaquant. Avec la clé à sa portée, elles ne le sont pas. Un avis erroné engage la direction dans un manquement.
Non : la clé étant compromise, le chiffrement ne protège plus les données ; je recommande l’information des personnes si le risque est élevé.
Bonne réponseVotre avis est motivé et écrit. La direction décide en connaissance de cause.
Je décide moi-même d’informer les personnes.
Ce qui se passeL’information des personnes est une obligation du responsable du traitement. Vous pouvez recommander fermement, pas décider.

3. Pendant le mode dégradé, les équipes échangent sur une messagerie grand public. Que faites-vous ?

J’interdis l’outil.
Ce qui se passeVous n’avez pas d’autorité hiérarchique pour interdire. L’interdiction sans alternative pousserait de toute façon vers des usages moins visibles.
Je signale l’usage à la cellule, je donne un avis sur les risques et je recommande d’inscrire l’outil au registre des dérogations avec une date de fin.
Bonne réponseLa cellule décide de maintenir, d’encadrer ou de remplacer l’outil. Votre avis est tracé.
Je l’inscris moi-même au registre des dérogations.
En partieLe registre des dérogations relève de l’organisation de crise (fiche 4). Vous le consultez et vous signalez, la tenue revient à l’organisme.

Phase 3 · fiches 15 et 16

Relancer les activités et durcir les systèmes

La troisième phase consiste à reprendre le contrôle, reconstruire un « cœur de confiance » et remettre en production par priorité (P0 à P3). Le guide demande que toute dérogation aux règles de sécurité soit portée à la connaissance de la cellule stratégique et fasse l’objet d’une acceptation formelle du risque.

Le guide demande

  • Plan de durcissement et de remédiation
  • Priorisation des systèmes à reconstruire
  • Prise en compte d’une restauration partielle des données
  • Acceptation formelle des dérogations par la cellule stratégique

Le DPO conseille et contrôle

  • Signale l’enjeu d’exactitude des données après une restauration partielle
  • Vérifie que les dérogations touchant des données personnelles sont écrites et datées, et donne un avis écrit si le risque lui paraît excessif
  • Rappelle que les nouveaux outils sont à inscrire au registre et, si les critères sont réunis, à soumettre à une analyse d’impact sur laquelle il rend un avis (article 35.2)
  • Rappelle le délai d’un mois pour répondre aux demandes d’accès consécutives à la fuite

Hors de son rôle

  • Accepter ou refuser une dérogation
  • Prioriser la reconstruction
  • Traiter lui-même les demandes d’accès
  • Choisir les nouveaux outils

Après une communication aux personnes, les demandes « mes données font-elles partie de la fuite ? » arrivent. Le délai de l’article 12 continue de courir : un mois, prolongeable de deux mois si la personne en est informée dans le premier mois. Le DPO peut recommander qu’un circuit de réponse soit prévu ; le traitement des demandes reste celui de l’organisme.

Avec DPO SUITE

Les dérogations acceptées par la cellule stratégique peuvent être suivies comme des non-conformités, chacune avec son action corrective, son responsable et sa date de levée. Les nouveaux outils adoptés pendant la reconstruction entrent au registre, et l’analyse d’impact se conduit dans le module AIPD, où le DPO rend son avis.

« Pour rétablir au plus vite l’activité, nous avons dû faire preuve de souplesse, toutefois jamais sans garde-fou pour éviter une nouvelle compromission. »

Bouygues Construction, cité dans le guide, fiche 13

Micro-questionnaire · 2 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. La restauration a ramené les dossiers à leur état d’il y a 9 jours. Que faites-vous ?

Je réunis les médecins pour organiser la reconstitution.
Ce qui se passeVous organisez le travail des services, ce qui relève de la direction. Votre intervention porte sur le conseil.
J’indique à la direction l’enjeu d’exactitude et je recommande d’informer les services de la période perdue, puis de mentionner la perte dans la notification complémentaire.
Bonne réponseLa direction organise la reconstitution. La perte d’intégrité figure au dossier, et vous pourrez vérifier ensuite qu’elle a été traitée.
Rien, la restauration a fonctionné.
Ce qui se passeDes décisions peuvent être prises sur des données inexactes. Ne pas le signaler manque à votre mission de conseil.

2. Pour aller vite, une application est remise en production sans authentification forte « pendant deux semaines ». Votre rôle ?

Valider la dérogation.
Ce qui se passeVous n’avez pas autorité pour accepter un risque de sécurité. Le guide réserve cette acceptation à la cellule stratégique.
Vérifier que la dérogation est écrite, datée, acceptée par la cellule stratégique, et donner un avis écrit si le risque me paraît excessif.
Bonne réponseLa décision reste à la direction, votre avis est tracé, et votre contrôle ultérieur vérifiera la levée de la dérogation.
M’y opposer et bloquer la remise en production.
Ce qui se passeVous ne disposez d’aucun pouvoir de blocage. Un avis défavorable écrit, transmis au plus haut niveau de la direction, a plus de poids.

Phase 4 · fiches 17 et 18

Sortir de la crise et capitaliser

La sortie de crise intervient quand les activités essentielles reprennent normalement, même si la reconstruction se poursuit. Le guide cite parmi les actions de sortie l’identification et la réalisation des obligations réglementaires de déclaration post-crise. Pour le DPO, la phase 4 est celle du contrôle.

Fiche 17 · Ce que le DPO vérifie à la clôture

Ces actions incombent à l’organisme. Le DPO vérifie qu’elles ont été réalisées et le consigne :

  • une notification complémentaire ou de clôture a été adressée à la CNIL avec les éléments définitifs ;
  • la documentation interne de la violation exigée par l’article 33, paragraphe 5, est complète : faits, effets, mesures correctrices ;
  • le sort des copies remises au prestataire et à l’assureur a été réglé ;
  • les documents papier du mode dégradé ont été ressaisis puis détruits, les outils de contournement fermés ;
  • le registre, les contrats et les analyses d’impact touchés par la crise ont été mis à jour.

Fiche 18 · Le retour d’expérience

Le guide prévoit un RETEX en deux temps, terminé au plus tard 30 jours après la fin de la crise, mené par une équipe désignée par la cellule stratégique. Il précise que le RETEX n’est pas un audit. Le DPO y est interrogé et peut demander que figurent parmi les questions :

  • le délai entre la détection et son information ;
  • la capacité du registre à répondre à la question « quelles personnes, quelles données » ;
  • le délai entre son avis et la décision de notifier ;
  • la compréhension des messages par les personnes concernées ;
  • les contournements adoptés sans avis préalable.

Le DPO rend compte de la violation, de ses avis et de leur suivi dans son rapport annuel à la direction. Ce rapport mentionne aussi les cas où ses recommandations n’ont pas été suivies.

Avec DPO SUITE

L’incident, les avis du DPO, les actions correctives et les demandes d’accès étant enregistrés au fil de la crise, le rapport annuel du DPO dans DPO SUITE reprend ces éléments sans ressaisie. Si la CNIL ouvre ensuite une procédure, la saisine se suit dans l’outil comme un incident, rattachée au dossier d’origine.

Micro-questionnaire · 2 questions · cliquez sur une réponse pour voir ce qui se passe

1. La crise est close. La notification initiale à la CNIL date de J+2. Que faites-vous ?

Je rédige et dépose la notification complémentaire.
Ce qui se passeLa notification, initiale ou complémentaire, reste un acte du responsable du traitement.
Je vérifie qu’une notification complémentaire est prévue avec les éléments définitifs et que la documentation de l’article 33.5 est complète ; je le consigne dans mon rapport.
Bonne réponseVous exercez votre mission de contrôle. Si un point manque, vous le signalez à la direction.
Rien, la notification initiale suffit.
Ce qui se passeElle était incomplète par nature. L’article 33.4 prévoit la communication des compléments au fur et à mesure.

2. Le RETEX doit-il chercher à établir qui a cliqué sur le lien d’hameçonnage ?

Oui, et je mène l’enquête interne.
Ce qui se passeLe guide (fiche 13) demande de concentrer les efforts sur l’attaque plutôt que sur un responsable. Mener une enquête interne vous ferait sortir de votre rôle.
Non. Je participe au RETEX comme personne interrogée et je demande que figurent le délai de mon information et celui de la décision de notifier.
Bonne réponseLe RETEX reste piloté par l’équipe désignée par la cellule stratégique, et vos observations alimentent aussi votre rapport annuel.

Mise en situation

Six moments, une semaine de crise

Vous êtes DPO externe d’un service de prévention et de santé au travail interentreprises : 180 salariés, 4 000 entreprises adhérentes, 60 000 salariés suivis. La cellule stratégique est dirigée par la directrice générale. Chaque choix entraîne une conséquence. Certaines réponses vous font sortir de votre rôle : elles ont un coût, même quand elles semblent efficaces.

Étape 1 sur 6 · Mardi · 06 h 10 · H+0

L’astreinte informatique vous appelle

Trois serveurs sont chiffrés, dont celui du logiciel de suivi médical. Le DSI a coupé le réseau à 5 h 40 sur décision de la directrice générale. Il vous prévient parce que la procédure le prévoit.

Vous remerciez, demandez l’heure de détection et les premiers constats, et indiquez à la directrice que les 72 heures courent probablement depuis 5 h 40, en recommandant de le consigner dans la main courante.
Conséquence · 2 pointsLa directrice fait consigner l’heure. Votre avis est daté, et la cellule sait qu’une décision sur la notification devra être prise avant vendredi 5 h 40.
Vous demandez au DSI de rebrancher un serveur pour vérifier quelles données sont touchées.
Ce qui se passe · 0 pointVous donnez une instruction technique sans autorité, au risque de relancer la propagation. Le DSI refuse et la directrice vous demande de rester dans votre rôle.
Vous attendez le point de 9 h pour vous exprimer.
Ce qui se passe · 1 pointVous êtes informé, mais personne n’a noté l’heure retenue ni votre premier avis. La question du point de départ reviendra jeudi, sans trace écrite.

Étape 2 sur 6 · Mardi · 11 h 00 · H+5

Première réunion de la cellule stratégique

La directrice générale : « Le prestataire n’a aucune preuve de vol de données. Sommes-nous concernés par le RGPD ? Et puisque c’est votre domaine, prenez en charge le dossier CNIL. »

Vous confirmez qu’il s’agit d’une violation de disponibilité, recommandez de désigner la personne qui préparera et déposera la notification, et proposez de relire le projet et de rendre un avis écrit avant jeudi.
Conséquence · 2 pointsLa directrice confie le dépôt au responsable administratif et financier. Les rôles sont écrits dans la main courante, votre indépendance est préservée.
Vous acceptez de prendre en charge le dossier CNIL.
Ce qui se passe · 0 pointVous voilà auteur de la notification. Quand la CNIL demandera plus tard pourquoi certaines catégories manquaient, la direction se tournera vers vous, et vous ne pourrez plus contrôler un acte que vous avez accompli.
Vous répondez qu’il faut attendre la preuve d’une exfiltration.
Ce qui se passe · 0 pointSur la foi de votre avis, personne ne prépare rien. Quand l’exfiltration est confirmée à H+52, il reste vingt heures pour tout faire.

Étape 3 sur 6 · Mardi · 18 h 00 · H+12

On vous demande votre avis sur la plainte

Le responsable administratif et financier : « À votre avis, faut-il porter plainte maintenant ou attendre ? »

Vous répondez que la plainte relève de la direction et de ses conseils, hors de vos missions. Vous ajoutez seulement que les éléments remis aux enquêteurs contiennent des données personnelles et passent par la personne désignée par la direction.
Conséquence · 2 pointsLe responsable se tourne vers l’avocat de l’organisme et le courtier. Vous restez sur votre terrain, la protection des données, sans vous immiscer dans une décision qui n’est pas la vôtre.
Vous donnez votre opinion sur l’opportunité de porter plainte.
Ce qui se passe · 1 pointVotre opinion sera reprise comme un conseil du DPO sur un sujet qui ne relève pas de vos missions. Si la décision se révèle mauvaise, elle vous sera imputée.
Vous proposez d’accompagner le responsable à la gendarmerie pour expliquer l’attaque.
Ce qui se passe · 0 pointVous représentez de fait l’organisme dans une démarche qui ne vous concerne pas, et vous témoignez sur des faits techniques que vous n’avez pas établis.

Étape 4 sur 6 · Jeudi · 10 h 00 · H+52

40 Go sortis vers un hébergeur étranger

Le prestataire confirme une exfiltration de 40 Go depuis le partage administratif et le serveur du logiciel de suivi. Le contenu exact n’est pas encore établi.

Vous rendez un avis écrit : notification initiale avant H+72 avec les catégories probables, compléments ensuite. Vous relisez le projet préparé par le responsable désigné.
Conséquence · 2 pointsLa directrice signe à 15 h, le responsable dépose à 16 h. Vos coordonnées figurent comme point de contact. Votre avis est au dossier.
Vous déposez vous-même la notification pour ne pas perdre de temps.
Ce qui se passe · 0 pointLa notification part dans le délai, mais sans décision formelle de la direction. Elle conteste ensuite certains termes que vous avez employés, et le dossier comporte une notification que l’organisme n’a pas validée.
Vous conseillez d’attendre la liste exacte des fichiers.
Ce qui se passe · 0 pointLa liste arrive à J+9. La notification part avec quatre jours de retard et une justification fragile, appuyée sur votre propre avis.

Étape 5 sur 6 · Samedi · 09 h 00 · J+4

Revendication sur un site de fuite

Un groupe publie un échantillon : avis d’aptitude, comptes rendus de visite, fichier d’adhérents. Il menace de tout publier dans sept jours. Le président envisage de payer.

Vous laissez la décision de payer à la direction. Interrogé sur le RGPD, vous indiquez par écrit qu’un paiement n’effacerait aucune obligation, que le risque pour les salariés suivis paraît élevé et justifie leur information au titre de l’article 34, et vous proposez de relire le message.
Conséquence · 2 pointsLa direction tranche seule la question du paiement et décide d’informer les personnes. La communication rédige le message, vous le relisez et suggérez d’ajouter des consignes contre l’hameçonnage.
Vous rédigez et envoyez le message aux salariés suivis vous-même, pour aller vite.
Ce qui se passe · 0 pointLe message part sans validation de la direction ni coordination avec la communication. Deux versions différentes circulent le lundi, et les adhérents appellent pour savoir laquelle croire.
Vous recommandez à la direction de ne pas payer, comme le guide ANSSI.
Ce qui se passe · 0 pointVous prenez position sur une décision financière et stratégique qui n’entre pas dans vos missions. Le président retient votre recommandation comme un avis du DPO sur le paiement, et la question de l’information des personnes passe au second plan.

Étape 6 sur 6 · Lundi · J+20

Sortie de crise

Les applications prioritaires fonctionnent. La directrice : « On a tout fait, on passe à autre chose. »

Vous vérifiez avec elle les points encore ouverts (notification complémentaire, documentation de l’article 33.5, sort des copies du prestataire, RETEX), vous lui remettez une note écrite et vous l’inscrirez dans votre rapport annuel.
Conséquence · 2 pointsLa direction programme les actions. Votre note sert de base à votre contrôle six mois plus tard. Le RETEX relève que vous avez été informé à H+0 et que votre avis sur la notification a été rendu à H+52.
Vous prenez en charge la clôture du dossier pour qu’elle soit bien faite.
Ce qui se passe · 0 pointVous réalisez des actes de l’organisme que vous devriez contrôler. Lors de votre audit, vous vous retrouvez à évaluer votre propre travail.
Vous classez le sujet.
Ce qui se passe · 0 pointSix mois plus tard, la CNIL ouvre un contrôle sur plainte d’un salarié. Le dossier ne contient ni volumes définitifs ni mesures correctrices, et rien ne montre que vous l’aviez signalé.

Bilan sur 12 points

De 11 à 12 : vous avez conseillé à chaque étape sans prendre la place de la direction ni des équipes.

De 8 à 10 : certaines réponses vous ont fait sortir de votre rôle ou ont privé la direction d’un élément.

7 ou moins : reprenez le module 00 avant de recommencer.

Points de contrôle

Ce que le DPO vérifie avant la crise

L’annexe 1 du guide liste la boîte à outils de crise de l’organisme. Voici les points que le DPO contrôle, de préférence lors de son audit annuel. Chaque point manquant donne lieu à une recommandation écrite à la direction.

  • ☐La procédure de crise prévoit l’information du DPO dès qu’un incident touche des données personnelles
  • ☐La place du DPO dans le dispositif est écrite : conseiller, sans voix décisionnelle, avec accès à la main courante
  • ☐Le numéro du DPO et de son suppléant figure dans l’annuaire de crise hors ligne
  • ☐Une personne et un suppléant sont désignés pour préparer et déposer la notification à la CNIL
  • ☐Le circuit de décision sur la notification est défini (qui signe, dans quel délai)
  • ☐Le registre des traitements reste consultable si le réseau de l’organisme est chiffré (copie hors ligne ou outil hébergé hors du SI, comme DPO SUITE)
  • ☐La liste des sous-traitants comporte un contact d’urgence et le délai contractuel de notification d’une violation
  • ☐Les messages types aux personnes prévus par la communication comportent les mentions de l’article 34
  • ☐Le contrat du prestataire de réponse à incident comporte les clauses de l’article 28 et règle le sort des copies
  • ☐Le PCA prévoit des règles de confidentialité pour le mode papier
  • ☐Les moyens de communication de secours ont été soumis à l’avis du DPO
  • ☐Un registre des violations existe et est tenu par l’organisme (article 33.5)
  • ☐Un circuit de réponse aux demandes d’accès consécutives à une fuite est prévu
  • ☐Au moins un exercice de crise a comporté un volet violation de données

DPO SUITE

Préparer la prochaine crise avec DPO SUITE

DPO SUITE a été créée par des DPO, pour des DPO et pour les organismes qu’ils accompagnent. Elle part d’une idée simple : la conformité se pilote par la direction, et chacun y tient son rôle. L’organisme tient ses registres, enregistre ses incidents et ses demandes. Le DPO dispose de son propre accès pour conseiller, contrôler et rendre compte.

Appliqué à la crise cyber, cela donne un registre consultable quand le réseau est tombé, un incident documenté dès la première heure avec ses échéances, des avis du DPO horodatés, et un rapport annuel qui reprend la crise sans la reconstituer de mémoire. Une centaine de DPO l’utilisent déjà.

Demander une présentation de DPO SUITE

Vos coordonnées servent uniquement à vous recontacter au sujet de DPO SUITE. Pour en savoir plus sur vos droits, consultez la politique de confidentialité du site.

ContactDPO PARTAGE · contact@dpo-partage.fr · 01 83 64 42 98
Ce tutoriel ne remplace pas la procédure de gestion des violations de votre organisme. Les textes cités sont à vérifier dans leur version en vigueur au moment de la crise.
Tweet231Share65
Previous Post

sanction cookies Fnac : la sanction Fnac à 7 M€ rappelle que le refus doit être respecté

Next Post

Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?

Écrit par

Laurent de CAVEL

Membre DPO FRANCE

1 785articles →

DPO depuis 2018, expert en protection des données de santé et leader du RGPD en santé au travail : il accompagne une trentaine de services de prévention et de santé au travail, en métropole comme en outre-mer. Il est aussi le correspondant en France d'entreprises américaines, pour lesquelles il est DPO désigné. Auteur d'ouvrages qui vulgarisent le RGPD et guident pas à pas vers la conformité, dont le Workbook RGPD et le guide Conformité RGPD SPST. Membre de l'AFCDP.

Domaines

  • RGPD
  • AI Act
  • DORA
  • NIS2
  • Cyber Resilience Act (CRA)
  • ePrivacy
  • Directive CER
  • SPEC2217
  • HAS
  • Cybersécurité
  • HAS ESSMS
  • EDS SNDS
  • Data Governance Act (DGA)
  • Data Act
  • EHDS
  • HDS
  • Décisions d'adéquation
  • CCT
  • BCR
  • Cloud Act
  • Patriot Act

Sur le web

DPO FRANCEdpo-france.com↗DPO SUITEdpo-suite.com↗DPO SPSTdpo-spst.com↗FOCUS RGPDfocus-rgpd.fr↗
Next Post
Data center showing server equipment related to cyber insurance and HDS hosting

Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?

Utilisation de Microsoft 365 Copilot dans le respect du RGPD

Tutoriel entreprise : utiliser Microsoft 365 Copilot avec vos documents internes dans le respect du RGPD

DPO FRANCE

Besoin d’un DPO ?

Des DPO indépendants par secteur d’activité, partout en France.

Diagnostic RGPD gratuitÊtre rappelé

APPLICATION RGPD

Démo gratuite

Découvrez DPO SUITE

Gérez votre conformité RGPD de A à Z avec une solution qui anticipe les évolutions réglementaires, sans effort supplémentaire.

Rappel par un expert dans les prochaines minutes

Vos données sont traitées pour répondre à votre demande. En savoir plus.

Demande envoyée !

Un expert DPO PARTAGE vous rappelle
dans les prochaines minutes.

La veille RGPD chaque semaine

Les décisions CNIL, les sanctions et les tutoriels.

Votre email sert uniquement à l’envoi de la veille DPO PARTAGE. Désinscription à tout moment. Politique de confidentialité

Articles récents

  • Postman a installé ses plugins dans Claude Code et Codex sans rien demander : ce que le DPO doit vérifier
  • Tutoriel entreprise : utiliser Microsoft 365 Copilot avec vos documents internes dans le respect du RGPD
  • Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?
  • Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE
  • sanction cookies Fnac : la sanction Fnac à 7 M€ rappelle que le refus doit être respecté

Catégories

  • Mentions Légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique cookies DPO Partagé
  • Nous contacter
Social icon element need JNews Essential plugin to be activated.

© 2026 DPO PARTAGE - Pilote de votre conformité RGPD

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

DPO PARTAGE

Média de veille RGPD et protection des données, édité en partenariat avec le réseau DPO FRANCE.

RubriquesSecteursThèmes RGPDTutoriels
DPO FRANCETrouver un DPODPO SUITEContact
© 2026 DPO PARTAGE
Mentions légalesConfidentialitéCookies
Question ?

Question ?

Comment pouvons-nous vous aider ?

Être rappelé

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Voir une démo

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Demander un devis

Vos données sont traitées conformément au RGPD.

Demande envoyée !

Nous reviendrons vers vous très rapidement.

Une erreur est survenue

Veuillez réessayer ou nous contacter directement.

Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}

Tapez votre recherche et appuyez sur Entree

Conformite RGPD Externaliser mon DPO Audit cybersecurite Se preparer a l'IA Act Conformite NIS2 Conformite DORA

Analyse en cours...

Analyse IA

Solution DPO FRANCE

Devis 24h

Articles

Recevoir notre veille ""

Newsletter via Brevo - desinscription a tout moment

No Result
View All Result
  • Secteurs
    • All
    • À la maison
    • AI Act
    • Analyse d'impact (AIPD)
    • Anonymisation et pseudonymisation
    • ANSSI
    • Archivage données de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Audit RGPD
    • Cas pratiques
    • CEPD et institutions européennes
    • Certification SPSTi
    • CNIL et sanctions
    • Collectivités
    • Commerce et e-commerce
    • Conformité RGPD
    • Consentement
    • Contrôles CNIL
    • Cookies et sites internet
    • CSE
    • Cyberattaques
    • Cybersécurité
    • Délais de conservation
    • Directive NIS 2
    • DMST
    • Données de santé
    • Dossier médical
    • DPO externalisé
    • Droit à l'image
    • Droit à la limitation
    • Droit d'accès
    • Droit de rectification
    • Droits des personnes
    • Effacement et oubli
    • EHPAD et médico-social
    • Entrepôts de données et recherche
    • Force probante
    • Hameçonnage
    • HDS
    • Hôpitaux et cliniques
    • IA et nouvelles réglementations
    • Immobilier
    • INS et NIR
    • Livres RGPD
    • Logiciel conformité RGPD
    • Métier de DPO
    • Principes du RGPD
    • Privacy by design
    • Procédures RGPD
    • Professionnels de santé
    • Professions du chiffre et du droit
    • Profilage
    • Recommandations CNIL
    • RH et salariés
    • Sanctions et amendes
    • Santé
    • Santé au travail (SPST)
    • Secteurs
    • Sécurité des systèmes
    • Sensibilisation
    • Services Sociaux
    • Tutoriel DPO
    • Usurpation d'identité
    • Violations de données
    20989

    Postman a installé ses plugins dans Claude Code et Codex sans rien demander : ce que le DPO doit vérifier

    20986

    Tutoriel entreprise : utiliser Microsoft 365 Copilot avec vos documents internes dans le respect du RGPD

    20976

    Assurance cyber et serveur HDS infogéré : utile ou superflue ?

    20967

    Organisation de crise violation de données notre TUTO DPO FRANCE – DPO SUITE

    20969

    sanction cookies Fnac : la sanction Fnac à 7 M€ rappelle que le refus doit être respecté

    20964

    Piratage de Binance : un faux entretien d’embauche, un outil d’IA interne et 6,3 milliards de dollars envolés

    20960

    Cyberattaque à Cholet : le téléphone revient, les questions sur les données restent

    20932

    Rançongiciel Synology : des NAS non mis à jour chiffrés par C3RB3R, quelles conséquences pour le RGPD ?

    20929

    Espionnage sur iPhone : Apple alerte des utilisateurs dans 99 pays, dont la France

    • Santé au travail (SPST)
    • Professionnels de santé
    • Assurance et mutuelles
    • Hôpitaux et cliniques
    • Commerce et e-commerce
    • EHPAD et médico-social
    • Services Sociaux
    • Collectivités
    • Professions du chiffre et du droit
    • Immobilier
    • CSE
  • Thèmes RGPD
    • Conformité RGPD
    • Analyse d’impact (AIPD)
    • Données de santé
    • Droits des personnes
    • Cybersécurité
    • IA et nouvelles réglementations
    • CNIL et sanctions
  • DPO externalisé
  • App DPO SUITE
  • Votre DPO avec DPO FRANCE

© 2026 DPO PARTAGE - Pilote de votre conformité RGPD

DPO FRANCE

Votre demande

Un DPO du réseau DPO FRANCE vous recontacte.

Vos données servent uniquement à traiter votre demande et sont transmises au réseau DPO FRANCE. Politique de confidentialité